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Le printemps de Washington – 1 -


Chronique du 15 juillet 09.

Ce qui se passe aux États-Unis et dans le reste du monde depuis l’élection de Barack Obama m’apparaît comme un printemps inespéré, survenu à l’issue d’un trop long hiver.

L’expression me hante, suscitant dans mon esprit à la fois l’espoir et l’inquiétude. L’espoir, puisque l’on a, pour la première fois depuis longtemps, un dirigeant mondial qui comprend la nécessité d’une réconciliation historique entre l’Occident et le Monde arabe, et aussi la nécessité, pour les États-Unis, de restaurer leur crédibilité morale.

Mais l’inquiétude aussi, parce que dans cette expression, que l’on a appliquée au cours des dernières décennies à divers événements, dont le printemps de Prague à la fin des années soixante, il y a une idée de fragilité, et même l’idée d’une “éclaircie” passagère, quelque peu contraire à l’implacable logique de l’Histoire, et qui ne manquera pas d’être balayée.

La question, en effet, se pose, de savoir si l’avènement d’Obama apparaîtra dans quelques années comme le commencement d’une nouvelle ère, ou bien comme une brève parenthèse, une ultime tentative pour arrêter le glissement du monde vers l’abîme. A l’instant où j’écris ces lignes, je suis dans l’incertitude. Mon espoir, c’est qu’il réussisse. Plus qu’un espoir, c’est même une fervente prière. Je n’ose imaginer ce que serait le monde si, par malheur, Obama échouait. Seuls pourraient alors se réjouir et prospérer les tenants des idéologies suicidaires, qui capitalisent sur la haine et les affrontements sans fin,  incapables de concevoir un monde réconcilié.

Mais si je fais confiance à Obama, à sa vision, à son habileté politique, la tâche qu’il est censé accomplir est si herculéenne que la réussite est loin d’être acquise. Bien entendu, il est encore trop tôt pour se prononcer. Le mandat du président a commencé il y a six mois à peine, on est encore au stade où l’on peut enregistrer les promesses sans demander avec insistance ce qui a déjà été accompli. Pour ma part, je vois à ce stade une foule de signes encourageants, mais aussi quelques signes inquiétants…

Aujourd’hui, je me contenterai de ce préambule ; mais je me promets de revenir, dans les jours et les semaines à venir, sur le “printemps de Washington”, et sur les diverses attentes qu’il suscite, les unes déjà un peu comblées, d’autres déjà un peu déçues, la plupart encore en suspens…

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  1. #1 by tokyo traveler on 17 juillet 2009

    on attend la suite avec impatience

  2. #2 by Rose on 25 avril 2011

    IMHO you’ve got the right ansewr!

  1. Pas encore de rétrolien.

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